
L’USM est apolitique, c’est notre conception de l’impartialité car nous sommes tous porteurs des valeurs de notre profession, lesquelles sont contenues dans notre serment.
Sans doute faudrait-il ajouter explicitement à notre serment le courage, car il en faut pour s’exposer et remplir son office juridictionnel, de poursuite ou de jugement, dans une société polarisée. Cliquez juste ici
L’exemple de notre collègue de la CPI, « black-listé » par le gouvernement Etats-Unien, pour avoir exercé ses compétences internationales doit nous amener à réfléchir. Cliquez ici
Il faudrait aussi y ajouter la transparence car l’USM n’agit jamais de manière subreptice ou hypocrite :
- Elle annonce publiquement ses revendications et ses actions,
- Elle n’ambitionne pas de réformer la société ou de proposer, à l’instar d’un « think tank politico-judiciaire » un programme de politique judiciaire aux candidats aux élections,
- Elle agit concrètement pour l’institution judiciaire et ceux qui la font vivre, ou souvent survivre en mode dégradé.
L’apolitisme de l’USM :
Notre doctrine est bâtie sur des valeurs partagées telles que la défense de l’Etat de droit, une justice humaine et de qualité pour tous, le refus de l’abandon d’une revendication de moyens humaines et matériels au profit d’une logique « gestion-centrée » …Cliquez donc ici
Nos adhérents ont tous des idées politiques, philosophiques, religieuses ou morales propres et variées mais ils s’astreignent dans le cadre de leur exercice syndical à en faire abstraction pour réfléchir en termes d’intérêts de l’institution et non pour plaire à un électorat ou pour faire avancer quelque cause que ce soit. C’est finalement la posture quotidienne du magistrat, qui doit en permanence lutter contre ses propres biais, que nous appliquons et déroulons à la matière du syndicalisme judiciaire.
L’apolitisme n’est pas le « milieu du gué » ou le « mur des lamentations » mais l’expression du caractère apartisan de nos réflexions. Nous ne nous positionnons jamais au regard de nos interlocuteurs mais toujours au regard du sujet traité.
L’apolitisme nous permet de parler avec tout un chacun et nous donne du crédit auprès des pouvoirs publics, de nos concitoyens et des médias qui ont l’assurance d’une justice non politisée et qui incarne ce tiers impartial légitime pour régler les litiges. C’est sans aucun doute pour cela que depuis des décennies les collègues apportent leur confiance à l’USM pour les représenter.
L’indépendance va de pair avec l’apolitisme. L’USM n’est affiliée à aucune confédération syndicale, évitant ainsi bien des contorsions idéologiques ou des soumissions aux injonctions de la centrale. L’USM est alliée avec l’UNSa-Justice, qui revendique également une démarche apolitique. Cette alliance est basée sur l’égalité, l’échange et le respect mutuel et permet d’embrasser les problématiques de l’ensemble des personnels de notre ministère, tous statuts confondus.
Des preuves concrètes ?
Malgré les critiques parfois irrationnelles d’une confédération syndicale, l’USM, en CSA services judiciaires comme ministériel, décline ses propres déclarations liminaires aux côtés de celle de l’UNSa. Pour l’USM alliance ce ne signifie pas alignement ou prise en otage ! Cliquez là
Les élus USM à la précédente CAV ont également décliné, avec ténacité, nos valeurs au sein de cet organisme paritaire en soutenant une jurisprudence très favorable à la prise en compte de l’expérience antérieure pour l’inscription au tableau d’avancement : ainsi plus de 50 magistrats ont été inscrits directement grâce à cette jurisprudence. L’USM a mis en place des outils spécifique et apporté un appui individualisé aux magistrats concernés, étant précisé que les nouvelles grilles indiciaires, qui ne sont plus plafonnées, limitent désormais l’intérêt de cette jurisprudence.
L’USM a obtenu que tous les magistrats latéraux soient rémunérés pendant leur formation -ce n’était pas le cas de tous – car pour l’USM cet apport de collègues ayant une expérience antérieure constitue une richesse. L’USM a également été le seul syndicat à porter une refonte de la formation des magistrats recrutés par concours professionnels, avec une durée de formation portée à un an car notre légitimité des magistrats passe également par l’excellence de la formation par une ENM qui demeure une école d’application par et pour les magistrats. L’USM continuera à exiger un accroissement de la formation à 18 mois, comme proposé, pour couvrir l’ensemble des fonctions non spécialisées. De même, l’USM a soutenu seule et sans relâche la refonte des grilles indiciaires et en particulier le déplafonnement du 1er grade nouveau (comme du 2e). Le plafonnement institué par la réforme d’ampleur d’il y a 20 ans conduisait les magistrats recrutés latéralement à plafonner parfois pendant plus de 5ans à l’échelon sommital de leur grade ce qui était particulièrement injuste.
Les exemples ne manquent pas et cette communication ne saurait se muer en un « inventaire à la Prévert » peu digeste ou en exercice d’autosatisfaction grandiloquente peu crédible !

Dessin : Ludovic Friat
Nous comptons sur votre mobilisation à tous : votez USM !

