Le bureau de l’USM, représenté par Cécile MAMELIN et Fabienne AVERTY, a assisté à la réunion organisée dans l’urgence par le directeur des services judiciaires avec l’ensemble des organisations syndicales de magistrats et de fonctionnaires pour évoquer la gestion de la crise en Nouvelle-Calédonie.
Le directeur des services judiciaires a d’abord tenu à remercier l’ensemble des personnels œuvrant actuellement en Nouvelle-Calédonie dans le contexte particulièrement tendu et violent qu’ils subissent.
Il a ensuite fait un point de situation des mesures prises et envisagées dans l’intérêt des personnels de justice et du bon fonctionnement des juridictions calédoniennes :
- la priorité est de garantir la sécurité des magistrats et fonctionnaires sur place ; le ministère a conscience de la dureté de la situation et du choc psychologique subi ; un soutien psychologique a été mis en place pour les collègues et fonctionnaires en éprouvant le besoin ; par ailleurs, un système de prise de nouvelles des agents et de réunions d’informations régulières avec les organisations syndicales locales ont été instaurés ;
- le deuxième point d’attention porte sur le soutien aux équipes sur place pour permettre le maintien du fonctionnement de la justice ; pour ce faire, l’envoi de renfort de magistrats et fonctionnaires est en cours (1 parquetier et 2 magistrats du siège pour une période de 15 jours renouvelable) ; l’arrivée de personnels de greffe se fera prochainement avec une délégation de 3 mois.
La direction des services judiciaires a ensuite expliqué les mesures prises pour assurer le rapatriement des personnels qui se trouvaient hors Nouvelle-Calédonie lors des évènements, pour qu’ils puissent venir renforcer leurs collègues. Plusieurs avions ont été affrétés.
À la suite de l’activation d’un plan de continuation d’activité (impliquant le gel de certains contentieux), une anticipation de la reprise d’activité est posée pour permettre à la direction des services judiciaires de doter les juridictions calédoniennes des renforts utiles. Si aujourd’hui tous les personnels sont sollicités, cet effort collectif va nécessiter par la suite qu’il soit permis aux collègues qui font front de se reposer. Il conviendra de trouver l’équilibre entre les repos nécessaires à la santé de nos collègues et les nécessités de service.
Concernant la sécurité des déplacements de personnels, le directeur des services judiciaires a indiqué que des chambres d’hôtels (une quinzaine) à proximité du tribunal avaient été préréservées pour permettre l’accueil des personnels qui ne pouvaient rentrer chez eux en raison des barrages.
Dans un second temps, la DSJ accompagnera les personnels qui ne souhaitent pas rester en Nouvelle-Calédonie (en tenant compte de la nécessité de ne pas vider la juridiction).
Nous avons de notre côté transmis les remontées de notre bureau régional et indiqué que nos représentants locaux, fortement engagés dans le soutien aux collègues, allaient poursuivre le suivi localement. Le bureau de l’USM les remercie pour leur engagement et leur réactivité, et renouvelle tout son soutien aux personnels judiciaires sur place.
Ainsi, les mesures finalement annoncées apparaissent plutôt adaptées, face à une situation par nature évolutive.
L’USM restera vigilante quant à l’évolution de cette situation.

