L’année 2025 a été particulièrement marquée par des attaques et menaces, tant nationales qu’internationales, à l’encontre de l’institution judiciaire et ceux qui la servent au quotidien, situation fragilisant l’Etat de droit, fondement de nos sociétés démocratiques.
Or, l’indépendance de la justice n’est pas un privilège personnel des juges, mais une garantie fondamentale pour la protection des droits et la crédibilité même de la justice. L’Etat de droit doit être préservé coûte que coûte. Il faut informer les citoyens sur les dangers que représentent les attaques contre l’indépendance de la justice, notamment en termes de recul des libertés.
Dans ce contexte, l’USM a fait preuve d’un engagement constant, s’attachant à présenter une parole publique unie et détachée de biais idéologiques, au soutien des intérêts des magistrats, de l’Etat de droit et d’une justice de qualité pour tous.
Les actions nationales de l’USM pour l’Etat de droit
➡️ Des interventions dans les médias en défense de l’institution judiciaire
L’USM défend sans relâche dans les médias l’institution judiciaire et les magistrats injustement attaqués. Cette défense a été d’autant plus essentielle ces dernières années. Vous pouvez retrouver nos interventions sur notre site internet (ici).
L’USM a également publié de nombreux communiqués de presse pour rappeler les grands principes qui fondent notre justice et notre Etat de droit (ici) ainsi que des articles dans des revues juridiques (ici).
Une motion en faveur de l’Etat de droit et en défense des professionnels du droit à travers le monde a par ailleurs été adoptée lors du dernier congrès de l’USM (ici).
➡️ Alerter les organes constitutionnels chargés de nous défendre
L’USM a écrit à de multiples reprises au Président de la République, au Conseil supérieur de la magistrature et au garde des Sceaux pour dénoncer les attaques de certains responsables publics (ici). Cette parole conduit indirectement à mettre une cible dans le dos de nos collègues, ce que nous ne pouvons accepter en démocratie.
➡️ Alerter le ministère au sein des instances de dialogue social
La défense de nos collègues et de l’institution est au cœur de nos déclarations liminaire en CSA ministériel et le restera au sein de la prochaine commission d’avancement (retrouvez ici nos déclarations liminaires).
Les actions internationales de l’USM : la défense de l’indépendance de la Justice dans le monde
En tant que membre fondateur de l’Union internationale des magistrats et de l’Association européenne des magistrats, l’USM contribue activement à la défense de l’indépendance de la justice dans le monde.
Nous sommes fiers de porter la voix des magistrats français dans ces instances internationales et de participer ainsi à un combat universel pour l’État de droit et les libertés fondamentales.
L’USM participe à toutes leurs actions et les a notamment alertées à l’automne dernier sur la situation du juge français à la Cour pénale internationale, sous sanction américaine du seul fait de son activité juridictionnelle. L’UIM a publié le 23 décembre un communiqué en défense de la CPI (à lire ici).
➡️ Retrouvez ci-dessous les principales actions menées en 2025 :
- l’UIM agit comme observateur auprès de l’ONU et du Conseil de l’Europe et intervient en soutien des magistrats menacés ;
- l’UIM a créé un fonds d’assistance pour aider les magistrats suspendus, emprisonnés ou sanctionnés pour leur activité juridictionnelle ;
- l’UIM travaille en collaboration étroite avec la rapporteure spéciale des Nations Unies sur l’indépendance des juges et des avocats, dont le rôle est de surveiller, promouvoir et protéger l’indépendance du système judiciaire dans le monde.
L’UIM et l’AEM votent également des résolutions et émettent des avis sur des projets de loi susceptibles d’affecter l’indépendance du pouvoir judiciaire et des magistrats.
➡️ En 2025, les résolutions suivantes ont notamment été adoptées (ici) :
- lettre de solidarité aux juges américains ;
- Italie opposition à une réforme constitutionnelle fragmentant le Conseil supérieur de la magistrature et renforçant l’influence politique ;
- au Mexique, une réforme constitutionnelle prévoit l’élection des magistrats, ce qui menace leur indépendance ;
- Guatemala, Argentine, Venezuela – menaces, emprisonnements et criminalisation de l’activité juridictionnelle à l’encontre de juges et de procureurs ;
- Burkina Faso le Conseil de justice est largement dominé par des non-magistrats et des juges sont déplacés dans des camps militaires.

