Aidants : UM FO revendique une victoire qui n’en est pas une…

27 janvier 2026

Stop à la communication trompeuse de UM-FO, traitons ce sujet avec le sérieux qu’il mérite

La question de la prise en compte des situations de magistrats aidants dans le cadre des mouvements de mutation est un sujet important, humain et légitime, qui mérite d’être traité avec clarté et rigueur.

La communication récente d’un autre syndicat appelle donc une mise au point.

  • Une « victoire » qui n’en est pas encore une

Aucune décision n’a encore été prise, aucun cadre n’a encore été fixé, aucun droit nouveau n’a été reconnu.


La DSJ a uniquement évoqué auprès de l’ensemble des organisations syndicales l’ouverture d’une réflexion, sans calendrier, sans critères définis et sans engagement formalisé.

L’USM, syndicat majoritaire, apportera sa contribution comme elle l’a toujours fait, sur ce sujet comme pour d’autres (par exemple quant à la prise en compte du handicap pour les auditeurs de justice, comme nous vous avions tenus informés en mai dernier).

En outre, dès lors que le processus de nomination impose la validation préalable du conseil supérieur de la magistrature, les lignes directrices qui sont en cours de réflexion à la DSJ devront être également discutées avec le conseil.

Présenter cette étape comme une « grande victoire » est ainsi factuellement inexact et entretient une confusion préjudiciable pour les collègues concernés.

  • Un risque réel pour les magistrats aidants

Cette communication est dangereuse à double titre :

  • elle laisse croire aux collègues que la prise en compte de leur situation serait acquise, alors qu’il n’en est rien à ce stade ;
  • elle est potentiellement contre-productive dans le cadre de la réflexion qui s’engage.

Créer des attentes artificielles fragilise le sujet au lieu de le faire avancer.

  • Un sujet ancien et largement partagé

La prise en compte des situations d’aidants n’est pas une revendication nouvelle.


Elle constitue depuis plusieurs années un motif régulièrement invoqué dans les demandes de mutation, et a été portée de longue date par différentes organisations syndicales dont la nôtre, ainsi que par de nombreux collègues.

Ce caractère collectif et ancien explique que les échanges actuels s’inscrivent dans une continuité, plus que dans une rupture.

S’attribuer aujourd’hui une avancée collective — qui n’est ni actée, ni attribuable à un syndicat en particulier — relève d’une récupération pure et simple.

  • Ce que nous défendons

Nous continuerons à porter ce sujet :

  • sans effets d’annonce,
  • sans récupération,
  • avec sérieux, constance et sens des responsabilités.

Les magistrats aidants, comme les magistrats en situation de maladie ou handicap, ou comme d’autres collègues se trouvant dans une situation personnelle et/ou professionnelle particulière, ont besoin de règles claires, écrites et sécurisées, concernant ces situations pouvant être considérées comme “digne d’intérêt” et permettre d’éventuelles dérogations aux règles habituelles de gestion, pas de communications auto-satisfaites.

Nous continuerons à suivre attentivement l’évolution de cette réflexion et à porter, avec constance et responsabilité, des propositions visant à une prise en compte équitable, transparente et juridiquement sécurisée des situations de magistrats aidants.

L’objectif demeure le même : obtenir des avancées concrètes et durables, au bénéfice des collègues concernés.