L’USM alerte le président de la République

22 octobre 2026

Nous savons à quel point la charge de travail supplémentaire liée aux événements du 17 octobre pèse sur les magistrats et greffiers. L’USM tient à leur apporter tout son soutien et à saluer l’implication de chacune et chacun dans ce moment particulièrement éprouvant.

Plutôt que de saluer le travail accompli, les attaques contre l’autorité judiciaire se poursuivent.

Ainsi, à la suite des réquisitions prises par un magistrat du parquet dans le cadre de l’audience concernant Madame Rima Hassan pour apologie du terrorisme, plusieurs commentaires publics, émanant notamment de responsables politiques de premier plan, ont directement mis en cause le magistrat concerné en le présentant comme l’exécutant d’une volonté gouvernementale ou comme un simple instrument du pouvoir.

L’USM a écrit ce jour au président de la République (courrier à lire ci-dessous ou à télécharger ici) afin de l’alerter une fois de plus sur la multiplication récente de prises de position publiques mettant gravement en cause l’institution judiciaire, ses décisions et ses représentants.

L’USM s’inquiète des discours qui délégitiment la justice lorsque ses décisions ne conviennent pas à certains. Les événements du 17 octobre illustrent ces attaques contradictoires qui fragilisent la confiance des citoyens et exposent les magistrats, sans qu’ils puissent y répondre publiquement.

L’USM rappelle qu’assimiler le parquet à de simples exécutants du pouvoir politique porte atteinte à leur légitimité et à celle de l’institution.

L’USM appelle à une réforme du statut du parquet pour garantir pleinement son indépendance.

Nous appelons donc le président de la République, en sa qualité de garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire, à rappeler à nouveau publiquement les principes fondamentaux de séparation des pouvoirs, de respect des décisions de justice et des magistrats qui les rendent ou y contribuent, ainsi que la nécessité de préserver l’institution judiciaire des pressions et mises en cause partisanes.