Communiqué du 13 avril 2011 
L’USM, aux côtés de 25 autres associations et organisations syndicales de professionnels de la Justice a dénoncé avec force, notamment à l’occasion des manifestations du 10 février à Nantes et du 29 mars 2011 à Paris, le manque flagrant de moyens dont disposent les services du Ministère de la Justice pour exercer leurs missions. Des états des lieux des services ont été établis et démontrent eux aussi la misère de l’institution.
Depuis, quelques moyens ont été dégagés pour les tribunaux, non pas pour combler les postes vacants, mais au prétexte de réformes à venir, telles que l’introduction des jurés populaires dans les tribunaux correctionnels. Cette réforme, ni utile ni urgente, viendra allonger considérablement les délais de jugement et coûtera, selon le Ministère de la Justice, 20 millions d’euros par an (outre 30 millions d’euros d’installations immobilières) !... Pourtant, suite à la dramatique affaire de Pornic, le gouvernement s’est dit en mesure de débloquer uniquement 5 millions d’euros, démontrant ainsi quelles sont ses priorités…
Aucun budget n’a été dégagé pour renforcer les effectifs des Services d’insertion et de Probation, chargés du suivi des personnes condamnées, ni dans l’urgence, ni dans le cadre d’un plan pluriannuel ; pourtant à peine un tiers des 1000 conseillers d’insertion et de probation que nécessitait l’entrée en vigueur de la loi pénitentiaire de novembre 2009 a été recruté.
L’USM exprime son soutien à la journée d’action menée le 14 avril 2011 par les conseillers d’insertion et de probation, et demande que les moyens nécessaires à l’exercice de leurs missions leur soient enfin donnés.
Pour aller plus loin :
- l'avis du CSM du 21 mars 2011 sur le fonctionnement de la Justice dans l'affaire dite de Pornic